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	<title>Les Chroniques d'un temps futur - La Tanière du Goupil</title>
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	<description>Trucs débiles et dessins pas fini</description>
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	<title>Les Chroniques d'un temps futur - La Tanière du Goupil</title>
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		<title>Les Douze travaux de Darhn (Part II)</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 12:59:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Histoire à mourir debout&#8230; Suite des Douze travaux de Darhn (Part I)  Les grognements de satisfactions qui accompagnaient les gargouillements de mastications, renforçaient la joie que Krol’gom ressentait. Son peuple était repu et les réserves de nourriture, leur permettraient de tenir pendant la Grande Tempête. Par sa victoire, il avait hérité du harem de Bozar’sar le Déchu et avait fécondé plusieurs des Fumel Natives, dès leur retour à la tanière. La meute ne comptait plus qu’une trentaine de survivants, tous étaient, maintenant sous ses ordres et la fête battait son plein. La viande grillée remplissait la caverne principale d’une odeur de chair qui fit frissonner le nouveau chef. Il regarda le corps nu, allongé dans la cage, installée sur la droite de son trône d’ossements. Il passa la langue sur ses crocs mal entretenus en pensant au festin qu’il allait faire de l’agile Bonhomme. Le grand Y’umain encore inconscient avait été délesté de tout son équipement avant d’être enfermé. Le manteau cachait une variété d’armes de toutes sorte, du tranchant au perforant en passant par tout un arsenal de flasques mystérieuses. Le coup à la tête avait été violent mais l’hom avait survécu et il n’avait pas reprit connaissance pendant le voyage du retour. Maintenant le clan mangeait et Krol’gom attendait le réveil de son invité-à-déjeuner et surtout les hurlements de terreur, qu’il ne manquerait pas de pousser. Krol’gom prit le morceau de cuisse rôtie, d’un des mercenaires vaincu, que lui tendait l’une des favorites de son prédécesseur en signe de soumission. Pour la remercier, il appuya la tête de la Fumel vers son entrecuisse. Les membres survivants lui montrèrent allégeance tout au long de la soirée en lui offrant présents et gestes de soumissions. La meute ronflait de béatitude aux quatre coins de la tanière, l’estomac distendu par le médianoche organisé. Un groupe de trois Carniv’ copulait convulsivement dans un obscur recoin de l’antre sordide. Krol’gom bourdonnait de sérénité, vautré complètement nu sur son trône. Il avait dormit à poings fermés, le sexe encore relié à ses différentes partenaires. Il sorti d’un rêve appétissant avec une curieuse sensation désagréable qui le taraudait derrière la nuque. L’étranger était assis en tailleur au centre de la cage, exhibant sans honte ses attributs. Il souriait de toutes ses dents blanches. Krol’gom fut décontenancé par le regard malicieux de l’étrange personnage qui ne le quittait pas des yeux. Il déplia sa puissante masse musculaire, bousculant au passage les Fumel, collées à lui par un fil d’amour. Le maitre du clan enfila un bas de chausse en peau d’hom, bizarrement gêné par sa nudité devant cet étrange et valeureux Bonhomme. Celui-ci ne le quitta pas du regard, semblant s’amuser de sa situation pourtant désespérée. Les bleus et écorchures couvraient son corps sec et noueux mais il ne semblait ressentir aucunes douleurs. Son visage tuméfié ne montrait aucune émotion, hormis un petit air narquois qui exaspérait Krol’gom. Il cracha au sol avec mépris. Le puissant chef sortit vider sa vessie à l’extérieur de la grotte en grommelant des insultes au prisonnier. Le nouveau chef du clan de Lher’ne était assis sur son trône. Auprès de lui se tenaient les meilleurs chasseurs et pisteurs de la meute. Devant eux se tenait le captif, toujours dans son costume de naissance et de mort. Il arborait un sourire violacé par les coups qui ne semblaient avoir aucune conséquence sur son comportement. Merde, il devrait être terrifié, chier le long de ses cuisses. Krol’gom stoppa d’un geste de son énorme main, les chuchotements de sa garde rapprochée. Un tremblement dans la voix trahi une étrange crainte quand il prononça d’un ton qui se voulait imposant, un : – Donnes ton nom, petit casse-croûte. L’hom s’assit lentement au sol et fixa ses yeux d’un bleu perçant droit sur ceux de Krol’gom. Le malaise qui parcouru l’assemblée de mangeurs de chairs Y’umaine, tranchait avec la force brute qui flottait dans l’air, surchargée de testostérones et d’effluves bestiales. Il passa sa main droite sur son visage douloureux et gardant son sourire troublant. Il déclama avec beaucoup d’entrain : -Mes chers amis, nous avons quelques points en commun. Devant vous se tient le grand Zargol. Aventurier, au service des faibles et grand Narrateur du temps présent et passé. Malgré les apparences, je suis ravi d’être en votre compagnie en se jour funeste. Je souhaiterai obtenir de votre par quelques collations et autres breuvages me permettant d’étancher cette soif qui m’indispose. Par exemple de l’eau fraîche serait bien venue, merci d’avance. Zargol termina sa tirade par un immense sourire qui décontenança l’assemblée cannibale. Un long silence plana dans la grotte principale de la tanière. Tous tournèrent les yeux vers leur chef qui rongeait son frein devant cet étranger. Krol réfléchissait un peu plus vite que la plupart de ses chasseurs mais présentement il ne comprenait rien à la situation. Il devait trouver une réponse à faire, avant que l’un des Carniv assis à ses côtés, ne détecte et ne profite du moment de faiblesse qu’il pouvait manifester. Krol’gom éclata d’un fou rire à demi-forcé et donna un grand coup dans le dos du pisteur assis à sa gauche, faisant sursauter le dit crétin, envoyant valdingué au loin le morceau grillé d’un Bouzgnard, qu’il dégustait goulûment. Aussitôt, l’assemblée reprit en écho le rire gras du chef de meute. Zargol souriait toujours, seuls quelques tics au visage, rappelaient le passage sous les coups de butoir qu’il avait reçus en guise de bienvenue. -Nous allons, nous repaître de ton corps et absorber, ainsi ta force et ton arrogance. Déclara Krol’gom, les dents pointues et tranchantes misent en avant pour appuyer ses mots. Il gonfla son puissant torse, paradant fièrement devant la meute sanguinaire. L’hom, prénommé Zargol, cherchant une meilleure position, bougea sur place et planta ses yeux directement dans le cerveau de son interlocuteur, rajoutant une couche de malaise au milieu du groupe de Carniv. Il poussa un soupir d’agacement et rétorqua d’un ton badin : -Je ne pense pas mes cher(e)s ami(e)s. Voyez vous, je me suis présenté</p>
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		<title>Les Douze travaux de Darhn (Part I)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Tanière du Goupil]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 12:43:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hé la raclée ! Dans la Jungle des Oubliés, la clairière retrouva son calme relatif. Krol’gom se redressa de toute sa hauteur. Il bomba fièrement son puissant torse, couvert du sang de ses victimes, qui masquait ses tatouages tribaux, et poussa un cri victorieux. Les survivants et blessés de la meute, éparpillés devant lui, plièrent le genou, acceptant définitivement sa domination. Maintenant, il était le nouveau chef. Aucun des membres n’osait défier son autorité maintenant qu’il avait dévoré le cœur et une partie du corps de Bozar’sar, l’ancien chef du Clan de Lher’ne. Krol’gom dépassait de deux têtes la plupart des chasseurs, qui étaient déjà fort impressionnants par leur renouvellement du génome avec les Fumel capturées. Les quelques gouttes de sang Muto qui coulaient dans les veines de Krol’gom lui avaient donné une peau violacée et des muscles saillants, comme taillés dans la roche par un sculpteur frénétique. Imposant sa puissance, il était craint par ses victimes et par beaucoup des autres chasseurs de chair Y’umain. Sa cruauté et ses coups vicieux en faisaient un adversaire coriace, gravissant les échelons du clan avec une rage infernale. Dès son plus jeune âge, la violence, faisant partie intégrante de l’univers offert par les Anciens, avait développé en Krol’gom une forte ambition qu’il rêvait d’assouvir depuis longtemps. Jusqu’à présent, il n’avait pas osé défier Bozar’sar et ses nombreux partisans, non pas par peur, mais en préférant choisir le bon moment. Il ne se considérait pas comme intelligent, mais la stratégie et la ruse lui avaient toujours été bénéfiques. En même temps, au vu du niveau intellectuel de ses compagnons, il faisait office de génie… L’occasion se présenta plus tôt que prévu, alors que la meute était en chasse au gibier Bouzgnards, afin de réapprovisionner les stocks de viande. Un petit groupe de Nounn’s, des Fumel Y’umain domptées par le clan, attendait avec les petits le retour de la meute dans la tanière souterraine. La troupe en traque était forte de neuf chasseurs et d’une demi-douzaine de Fumel Native. Tout aussi vaillantes et dangereuses que les chasseurs, elles avaient l’agilité au combat et la maîtrise du désossage des proies capturées pendant la chasse. La meute se mit en route vers de nouveaux terrains de chasse sous un ciel poisseux et prit la direction des Montagnes Tranchantes en passant par la Jungle des Oubliés, véritable enfer végétal où beaucoup ont disparu dans l’oubli. Deux cycles solaires passèrent sans encombre. La faune hostile n’osait approcher la meute, sentant la mort se déplacer silencieusement et préférant éviter l’affrontement. Lorsque la nuit rattrapa le groupe, les pisteurs partis en éclaireurs revinrent annoncer la découverte d’un petit campement d’environ vingt Bouzgnards cueilleurs de Racines Bleues. Les yeux accablés de sommeil ou d’alcool, quatre mercenaires d’un quelconque Baron de Yon, enchâssés dans des armures trop lourdes et maladroitement armés de piques mal aiguisées, montaient autour du camp une garde fatiguée. Le campement se composait de trois grandes tentes faites de fibres végétales. Confortablement installés autour d’un grand feu de Pierres Noires, une partie des Bouzgnards riaient, chantaient, abrutis par l’ivresse et par leur impertinente présence en ces lieux. D’autres dormaient d’un sommeil insouciant. Deux mercenaires se tenaient non loin du feu et riaient aux chants grivois entonnés par le cénacle. Un troisième semblait plus sérieux dans sa tâche, par courage ou simplement par peur, nul ne le saura. L’hom scrutait l’obscure lisière de la clairière où le campement avait été monté. Le quatrième mercenaire urinait contre un arbre à quelques pas du camp. Quelques armes traînaient à portée de main des Bouzgnards, mais l’effet de surprise, en plus de l’obscurité, devrait faire le taf. Les techniques de chasse, rodées depuis des générations, étaient toujours les mêmes : encercler les proies, repérer les plus dangereuses et les éliminer le plus rapidement possible. Une fois fait, l’abattage pouvait commencer… Enfin, normalement… Bozar’sar donna ses ordres, et tous disparurent discrètement dans l’obscurité de la jungle. Un rictus carnassier découvrit les dents pointues de Krol’gom. Il lâcha un grognement feutré dans le silence, s’enfonçant dans les ténèbres à la suite de la meute. Il ne quittait pas la silhouette massive de Bozar’sar, dernier obstacle vivant qui le mènerait vers sa prise de pouvoir. La nuit était seulement troublée par les effusions de joie des futurs casse-croûtes et la mort de nombreuses bestioles, rejouant le cycle de la vie au cœur de la Jungle des Oubliés. Dans cette cacophonie étouffée, la meute prit place pour l’assaut mortel, avec la grâce d’un serpent redoutable approchant de son dîner. Sous le redoutable coup de marteau vertical donné par Bozar’sar, le pisseur n’eut pas le temps de réagir lorsque son crâne casqué s’incarcéra parfaitement au centre de son tronc. Le craquement de sa tête de con résonna dans la nuit, poussant le contenu de l’estomac vers la sortie inférieure, dans un prout balistique. Le premier coup était le privilège du chef, et celui-ci donna le départ de la battue, hurlant comme un enragé, ce qui accentuait la peur chez les proies. Le reste de la horde hurlante se jeta parmi les Bouzgnards terrifiés, brisant net crânes et ambiance festive. Les beuglements d’horreur et d’agonie remplacèrent instantanément les chants et la quiétude relative du campement. Krol’gom venait d’écraser un pauvre Y’umain dans un grand éclat de rire démoniaque et d’os broyés. Il chercha du regard, parmi les Bouzgnards affolés, le terrible Bozar’sar et son marteau fracassant. Le combat perdait de son intensité à mesure que les Bouzgnards tombaient en bouillie sanglante. Les mercenaires martyrisés feraient un bon encas, et la viande récupérée donnerait une chance supplémentaire de survie à la meute et à la génération suivante. Certaines Fumel commençaient déjà leur travail d’équarrissage, recyclant aussi les corps des compagnons tombés pendant la bataille. Krol’gom faillit s’étrangler de stupéfaction lorsque son regard tomba sur son chef, aux prises avec un grand type au long manteau. Bozar’sar, couvert de son propre sang, semblait en difficulté, et la demi-douzaine de cadavres de ses frères gisant aux pieds de l’étranger démontrait une</p>
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		<title>La prière de Grand-père</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Aug 2021 14:37:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La dure loi de la survie « Écoute-moi bien, mon petit… Tout commença par une phrase que son grand-père lui avait dite. Elle vint torcher l’esprit embrumé de Darhn à un moment inopportun. — Quand ta naissance est déjà un miracle, ta survie se doit d’être exceptionnelle. Sa tête lui fit un mal de Gro’Dogs à cette pensée. Et pourquoi maintenant ? À cause du lieu ?Son bras musculeux, taillé dans le marbre, décrivit un arc de cercle magnifique. Le fanatique de Dis’ey n’eut pas le temps de réagir aux arguments tranchants de Géraldine. Son corps sans tête tituba quelques mètres avant de s’effondrer à l’entrée du Par’Dis’ey, bastion des adorateurs des Temps Anciens. La douzaine de corps éparpillés dans leurs costumes ridicules fit revenir en mémoire cette phrase que grand-père Col’ ne cessait de lui répéter : — Quand ta naissance est déjà un miracle, ta survie se doit d’être exceptionnelle. Beaucoup de survivants, fils de survivants, restaient persuadés que l’Ancien Temps était idyllique. Le Nirv sur Ter’… Nope ! Darhn savait. Les étranges images animées qu’il avait vues étaient horribles. Monstrueuses, surtout pour un gamin né dans un cube de béton. En y repensant, les histoires, légendes et autres bizarreries que grand-père Col’ racontait avaient préparé Darhn pour ce monde d’Après… Une vague de souvenirs nostalgiques remonta de son enfance isolée. Lui, grand-père Col’, sa bouteille… À regarder en boucle des Fim’ dans le BEUKER, attendant qu’il soit prêt. Son grand-père s’endormait régulièrement avant la fin des histoires, marmonnant des trucs étranges : “P’tain de TUB… Création monstrueuse…” Du charabia alcoolisé. Alors Darhn attendait, grandissant vite, se préparant à ce que grand-père voulait de lui… Un soir où l’ancien avait été vaincu par la boisson, Darhn avait flippé grave en voyant un Fim avec des machines Y’umaine, qui voulaient aussi dominer les Hom’s… Dingue… Les Anciens étaient complètement fous. Ils fabriquaient des trucs pour tuer plus vite qu’ils ne naissaient, vivaient les uns sur les autres, laissaient mourir de faim des peuples entiers. Envoyaient des Mek’s dans le Grand Rien… « Un grand pas pour l’Hom’ ! Droit vers le gouffre… », et la chute fut brutale. À coups de gaz, de radiations, de magnétotrucs et autres saloperies, ILS avaient fait bouger la PLANÈTE… Des malades… Le bric-à-brac des anciens temps, qui traînait dans son trou, servit de jouet à l’enfant. Puis, avec le temps, devint indispensable face à l’hostilité du monde extérieur. Gamin, Darhn n’était sorti que deux fois du BEUKER. La première fois, le soleil lui avait brûlé les yeux. La deuxième fois, grand-père Col’ avait fini dans l’estomac d’une meute de Gro’Dogs. Darhn avait douze ans… L’apprentissage du monde extérieur fut violent. — Quand ta naissance est déjà un miracle, ta survie se doit d’être exceptionnelle. Le monde d’Avant était aussi à chier que celui parcouru par Darhn. Aucun ne lui faisait peur. Faire de sa survie une Queste exceptionnelle était devenu son but. Des recommandations de grand-père, il n’y avait que très peu de choses dont Darhn pouvait être fier… Une promesse tenue en faisait partie. Et il avait promis. Il se secoua brusquement, repoussant les plusieurs pintes qui traînaient encore quelque part dans son cerveau, ainsi que ses souvenirs lointains. Le Château Dis’ey, ou ce qu’il en restait, se tenait à quelques brasses devant lui. Empruntant l’allée centrale, encombrée par une cinquantaine d’abrutis fanatiques d’un monde déchu et décevant, armés de haches, de masses, engoncés dans des costumes d’animaux idiots, ils chantaient tous en chœur : Au matin de ta vie sur la planète,Ébloui par le dieu soleiiileu,À l’infini tu t’éveilles aux merveiiilleuuu,De la terre qui t’attendent et t’appellent,Tu auras tant de choses à voiiiir,Pour franchir la frontière du savoireuuu,Recueillir l’héritaaage,Qui vient du fond des âgeuuuu,Dans l’harmoniiie d’une chaîne d’amuuuur, C’est l’histoire de la viii&#8230; Darhn exécuta une chorégraphie digne du lieu, mettant un terme à la cacophonie irritante. Virevoltant de droite et de gauche, Géraldine dansant avec lui, faisant sauter têtes d’animaux absurdes, bras armés, torses et autres parties intimes. Tel la charge d’un Néléphan, il laissa derrière lui l’armée en costumes ridicules compter ses chicots et autres morceaux manquants. Darhn avançait inexorablement vers son but. Le chef des abrutis déguisés se tenait au pied de l’horrible édifice. Portant encore les traces du monde d’Avant et rapiécé par celui d’Après, le château délavé semblait être une farce au milieu de l’enfer. L’hom vêtu d’un costume de souris regardait à travers deux trous le géant qui avait décimé son armée en très peu de temps. Tant de grâce et de puissance le firent frémir de plaisir et de terreur. De terreur surtout, quand la silhouette de Darhn apparut devant lui et masqua le carnage sanglant. L’hom-Souris lâcha son arme en même temps qu’un petit prout lorsque les yeux noirs de jais se posèrent sur lui. La voix profonde et rocailleuse du colosse le fit redevenir l’enfant qu’il était : un petit chiasseux… — Heu… J’ai demandé gentiment. Mais y’ont rien voulu savoir. ’…Avez des poupées ? C’est pour une petite Bouzgnard… J’ai promis. — Ahhh… non, j’ai peur… fit la voix somnolente d’un enfant. — Ahahaha ! Voilà pourquoi il faut toujours tenir ses promesses. Et pourquoi l’histoire de grand-père Col’ et de son premier précepte sont si importants. — En cœur ! Quand ta naissance est déjà un miracle, ta survie se doit d’être exceptionnelle ! — Allez, vas te coucher ou je prie le géant Darhn de venir te border… NOOOON ! &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; Prière au coin du feu.</p>
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		<title>Vermines Styles (Part II)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Tanière du Goupil]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Aug 2021 14:25:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Chroniques d'un temps futur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8230; Et la pisse mouille &#8230; Les Mouches et la puanteur …? Furent les seuls mots que prononça Darhn, lorsque le dernier Bouzgnards quitta la salle du conseil. A peine quelques mots, vraiment vexant, à la question posée par Yenluk : -Alors ? Z’en pensez quoi ? Les Mouches et la puant …? Mais ? Yenluk, écartant d’un geste de la main la danse de quelques insectes volants, marmonna un : -Mais, je parlais de ma communauté. Heu, des braves gens de Bapome … Bin, de chez moi, quoi ? Darhn ne répondit pas, il ouvrait la seule porte de la salle du conseil, autre que celle de la sortie. Yenluk tourna son interrogation, vers Zargol, fameux compagnon du Géant, qui souriait à pleines dents devant le regard dépité de leur hôte. Celui-ci haussa les épaules et posa son sac dans un coin de la salle. Venant de l’autre pièce qui servait à Yenluk de bureau, Darhn répondit d’une voix grave : – Wouai, ça aussi… Mais, je parlais de la quantité étrange de mouches et de la puanteur qui les accompagne. Hum ! Je prends cette pièce pour la nuit. La porte déjà branlante, sursauta sur ses gongs en même temps que Yenluk, lorsque Darhn mit un terme à la conversation dans un claquement de porte fracassant. Chaque jour passé en compagnie du héros, renforçait sa dévotion, lui rendait de l’espoir mais il ne comprenait pas les changements d’humeurs du Géant. Il sortit de ses pensées et revint vers Zargol qui avait installé sa couche et commençait à déballer ses ustensiles de cuisine proche du poêle à Pierres Noires. L’hom souriait, mais son regard était sombre, lorsqu’il prononça : -Ne cherche pas, regarde autour de toi. N’as-tu rien remarqué ? Ne trouves-tu pas étrange, qu’il y ait autant de mouches. Ne sens-tu la puanteur nauséeuse et poisseuse ? Yenluk ne répondit pas, laissant ses yeux parcourir la pièce. Simple cabane, faite de bric-à-brac, qui avait pour mérite d’être la plus grande et d’être bien placée au centre de la communauté de Bapome. La salle du conseil possédait une grande table faite en bois et quelques chaises, aussi en bois. Dans un coin de la salle, proche de l’entrée, le prédécesseur de Yenluk, avait installé un petit comptoir qui servait de bistrot pour les Muto’s, dont il avait la responsabilité. Le poêle à Pierres Noires, accueillant par temps froid, imposant, trônait au centre de la pièce, avec sa caisse de recharge à ses côtés, s’adossait maladroitement sur le mur du fond. Rien de plus n’encombrait le lieu, tous (sur)vivait avec peu dans la région des Cueilleurs de Pierres Noirs, le Gouffre de Lil’… Yenluk ne comprenait pas ce que Zargol voulait dire. Il voyait bien les mouches, mais elles avaient toujours étés, de mémoire de survivant plus ou moins présentes ici. Ne voulant rompre le silence, Yenluk regardait Zargol préparer un ragout de Gro’Dogs sur le poêle à Pierres Noires, avec la viande prélevée pendant le voyage du retour. Une bonne odeur de grillade emplie doucement les narines de Yenluk et la salle du conseil. Il tira une chaise et s’installa proche de la source de chaleur, non loin de Zargol et du futur repas fort appétissant. Le fil de ses pensées accompagné des senteurs d’épices rajoutées par Zargol dans son plat, ramena Yenluk sur ses dernières péripéties vécues ces quelques cycles. Il ne s’était pas rendu compte du courage qu’il avait mis dans sa quête du Géant Darhn, futur sauveur de sa communauté. Son voyage vers Aris avait, somme toute été assez calme. Il avait évité tout contact avec le danger par la fuite ou le camouflage. La peur était parfois un bon moteur et comme tout bon moteur, il y a des fuites. Yenluk n’avait pas honte de s’uriner dessus, si ça pouvait lui sauver la vie, il n’hésitait pas et n’hésiterait pas se pisser dessus par peur et par principe. Le retour à la maison, quant à lui, c’était passé comme dans un rêve, la simple présence de son héros et de cet étrange bonhomme, compagnon et narrateur du grand Darhn, avait fait qu’il n’avait ressenti à aucun moment le moindre danger, même pendant l’attaque des Carniv, qui ne sont pas des ennemis à prendre à la légère. Yenluk était fasciné par le Géant, les contes et légendes colportés de par le monde et par les gens de passage, avaient égaillé de nombreuses soirées passées dans son trou perdu. Avant de partir chercher de l’aide auprès du Géant, Yenluk n’avait guère voyagé en dehors de la communauté. Il n’était pas assez courageux pour aller au-delà du premier champ, sauf raison vitale. Mais il s’ennuyait avec ses Muto’s, beaucoup étaient devenus ses amis, même sa meuf avec son troisième œil avait un côté attachant. Non pas que la compagnie des Bouzgnards difformes était insupportable, mais il avait soif d’aventures, de vraies aventures. Oui, il était égoïste, oui, il était menteur et voleur, Il profitait de son statut de chef et membre du conseil pour supporter, un peu mieux, la survie quotidienne. Le mal qui rongeait la région arriva presque pour son bonheur, à un moment où il était sans espoir, dans une mélancolie affligeante. Devant son incapacité à régler le problème des disparus de Bapome, il fut décidé que la situation demandait l’aide de quelqu’un d’extérieur et Darhn avait une telle renommée qu’il était évidant pour un peureux mais heureux Yenluk de partir à sa recherche. Les quelques cycles à suivre les deux héros sur le chemin du retour, lui avait rendu le peu d’espoir qu’il lui restait. Pour la dignité des quelques Muto’s, pleins d’espoir qu’ils avaient le droit d’attendre de la survie et de son retour. Ce voyage avait été fait pour lui, Yenluk chef d’une bandes d’idiots Muto’s, Cueilleurs de Pierres Noires mais ses Muto’s et il ferait tout pour apporter sa maigre contribution à la libération du mal qui touchait la petite communauté de Bapome et pour le bien de tous. Il se promit intérieurement de tenir sa promesse. La faim et</p>
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