On a marcher dans la grotte

Posted by on Juin 26, 2019 in Hors séries | One Comment

Terre : 1926

Région : Quelque part en Europe.

La pierre se descella brusquement et dégringola vers l’intérieur de l’éboulis rocheux. Le professeur Maurice Poissard et son assistant Jean-Eude Marchmal repoussèrent d’autres gravats afin de dégager l’entrée de la caverne. Il leur fallut près d’une heure pour aménager un espace assez grand pour que deux explorateurs franchissent la barrière naturelle créée depuis des milliers d’années. Le professeur se glissa dans l’interstice et atterrit quelques mètres plus bas, sans aucun dommage. Lorsque l’un peu plus empâté des deux, rejoignit son maitre d’étude, un faisceau lumineux explorait déjà l’endroit. Au sol, les deux hommes remarquèrent des ossements d’animaux, des morceaux de vases en terre, quelques babioles enchâssées dans le rocher par l’action du temps. Le professeur tendit sa lanterne à l’assistant et collecta professionnellement quelques échantillons de ce qui ressemblait au reste d’un repas. La lumière projetait des ombres inquiétantes qui mettait mal à l’aise Jean-Eude. Le goutte-à-goutte qui venait des profondeurs n’aidait pas non plus à sa sérénité. Lorsque le visage euphorique du professeur entrait dans le faisceau lumineux de la lanterne, lui donnant un air terrifiant, Jean-Eude frissonnait d’angoisse. Sa première sortie et le voilà tout tremblant de la tête aux pieds, perdu avec un peut-être vieux fou dans un trou millénaire. Le froid intérieur de la grotte ne l’aidait pas plus. Le professeur Poissard marmonnait dans sa longue barbe sel et poivre? Il sautillait sur place, évitant tel débris, tels morceaux d’os pour ne pas désacraliser le lieu. Il se tourna vers Jean-Eude et dit :

-Mon ami, nous avons, il me semble, trouvé là, un trésor d’archéologie primitive. En effet, voyez vous-même les restes d’un repas ancestral. Sa voix aiguë rebondissait contre les parois rocheuses et se perdait dans les entailles de la terre.

Jean-Eude esquissa un mouvement de tête affirmatif, pour faire taire l’agressive vocalise horrifiante du vieil homme.

-Je suis sur, continua l’érudit, que nous allons découvrir de merveilleuses choses en nous enfonçant plus profondément dans la caverne. Peut-être, donnerais-je nos deux noms à l’endroit, pensez à la postérité, La grotte Poissard-Marchmal, Imaginez, Jean-Eude, imaginez la gloire… Aller venez, allons plus bas ! Il disparut dans l’obscurité et ses pas semblaient s’éloigner rapidement de la lumière salvatrice.

Jean-Eude tremblait sur place et sortit de sa torpeur, lorsque le vieux professeur cria son nom par trois fois, pour l’enjoindre à descendre le retrouver. Il avançait prudemment dans ce qui ressemblait à un étroit tunnel. Il déboucha sur une petite salle, haute de plafond. Devant lui, il aperçut une faible lueur et rejoignit son Maître archéologue. Celui-ci tenait devant lui, un bout de chandelle et s’en servait pour éclairer les parois de la salle souterraine. Le professeur était dans un état d’excitation semblable à un premier rendez-vous galant, ce qui fit pouffer Jean-Eude… Il leva les yeux sur ce qui attirait l’attention de son mentor et se figea de nouveau sur place, stupéfait. Ce que montrait la lanterne, projetant des ombres animées sur la magnifique fresque donnant vie à l’ensemble, était sans précédant. Laissant l’assistant dans un état de rêverie pleine de gloire et d’argent, le professeur notait sur son calepin toute une série d’observations.

-Levez la lanterne mon ami. dit le professeur. Plus haut voyons ! Là, on peut discerner un Aurochs et là un autre, Magniiiifique ! N’est-il pas mon cher ?!

-Oui ! Déglutis difficilement le jeune homme plein d’admiration pour les graffitis ancestraux..

Les deux archéologues restèrent plus de quatre heures devant la fresque, griffonnant, notant, copiant le moindre détail de l’œuvre picturale. L’enthousiasme du professeur avait gagné le pauvre Jean-Eude et remplacé la crainte qui lui tenaillait les tripes depuis des heures. Des paillettes de gloire brillaient dans ses yeux. La pause repas permit aux deux hommes de contempler dans leur ensemble, les dessins rupestres qui couvraient l’une des parois de la salle souterraine.

Un clapotis persistant prit le chemin des neurones du professeur qui s’immobilisa, l’oreille tendu vers le bruit. Un doigt sur les lèvres intima au jeune assistant de garder le silence. Le clapotis venait d’un recoin de la salle. Maurice Poissard leva la lanterne en direction du son et se dirigea vers un petit renflement de roche qui cachait une autre voie pour les profondeurs souterraines. Le vieux professeur disparut dans ce tunnel secondaire et Jean-Eude couru le rejoindre. Non pas par crainte de rater une future découverte mais parce qu’il avait une trouille d’enfer de rester seul dans les ténèbres à plusieurs mètres de la surface. Devant lui, à quelque distance, il pouvait apercevoir la lueur de la lanterne à huile de baleine avancer entre les stalagmites et les stalactites suintant d’une eau fraiche au toucher. Jean-Eude Marchmal, accéléra le pas et retrouva le professeur dans la même situation qu’un peu plus dans la visite des galeries immémoriales.Le professeur Maurice Poissard était à genoux devant ce qui ressemblait à “LA PLUS GRANDE DÉCOUVERTE DE TOUT LES TEMPS ! “

Jean-Eude vit qu’il pleurait de joie et d’excitation. Il tomba à son tour sur les genoux comme un pèlerin se prosterne sur le passage du messie. Les larmes lui montèrent aux yeux à son tour mais pour des raisons, plus…pécuniaires. Les rêves de gloire et de richesses atteignaient des sommes Pharaoniques…

-Néandertalienne, même ! dit-il tout haut…

Sa voix rebondit de mur en parois, couru jusque dans les ténèbres entourant le cercle lumineux. Plus elle s’éloignait, plus les deux hommes prenaient l’ampleur de la salle qui se devinait gigantesque. De très nombreux ossements humains, animaux, de bris de poteries, de pointes de silex et autres artefacts, jonchaient le sol d’une manne scientifique incalculable. Mais le plus merveilleux des trésors se trouvait sur l’une des parois les plus grandes en face des deux scientifiques. Ce n’était pas un Aurochs, ni un Cheval, non plus un Mammouth, mais un gigantesque troupeau réunissant ces trois espèces ainsi que nombreuses autres, Rhinocéros laineux, Lions des montagnes, à Dents-de-Sabres, grands Daims et autres bestioles à plumes ou à poils, connues ou inconnues.

La lumière ne couvrait qu’une partie des peintures rupestres et déjà le professeur savait qu’il leur manquerait beaucoup de matériel et provisions pour quantifier, pour répertorier l’ensemble des galeries. Ils avaient besoin de renfort et surtout de valider leur découverte avant qu’un autre la déclare en son nom. Jean-Eude ne compris pas immédiatement que le professeur était en train de monter le campement.

-Nous allons passer la nuit ici, mon cher Mr Marchmal et nous repartirons pour l’académie demain matin afin de glorifier, ,,d’annoncer notre magnifique découverte… Aller, aidez-moi à monter le camp et préparez-nous de quoi manger. En attendant je vais observer l’ensemble et nous discuterons ensuite.

Une fois les flageolets et saucisses ingérés par l’équipe, le professeur sortit sa pipe et commença à la bourrer dans un silence catacombesque, entre coupés de clapotis, de crissements et autres sons d’outre-tombe. Dès qu’il entendait autre chose que les bruits de leur propre présence, Jean-Eude frissonnait de terreur devant la profusion d’images terribles qui le hanteraient toute la nuit.

-Voyez-vous mon cher ami Jean, je peux ne vous appelez que Jean . Bien, merci. Dit-il sans attendre de réponse, Voyez, après mures réflexions et moult observations approfondies. Je peux vous dire ceci. Les fresques rupestres et les nombreux objets qui jonchent le sol, démontrent que nos ancêtres accordaient une existence Mystique aux êtres vivants qui partageaient leur territoire de chasse. Ils semblaient avoir une…sorte de connexion paranormale avec leur environnement et vouaient, surement un culte aux animaux. Jean-Eude ne comprenait pas un trait mot de ce que disait le professeur mais il assimilait très bien la valeur marchande de ces informations.Le Professeur Maurice soufflait une fumée âcre, tout en discourant de sa trouvaille. Il était parti dans une semi-transe et continua comme pour lui-même :

-les Mammouths devaient représenter la force bestiale. Les Chevaux…la vitesse… Hum ! Je vois cet endroit comme un sanctuaire religieux qui serait à ce moment-là, hum, oui, le début d’une pratique rituelle ou encore un culte aux dieux animaux, créatures primaires donc… Surement la naissance de toutes les grandes religions de notre monde,,, C’est fantastique, Jean. Vous comprenez que nous avons peut-être résolu l’un des plus grands mystères de notre civilisation… Il jubilait à en baver de bonheur. Le jeune assistant riait de la bonne fortune qui le récompensait de ne pas avoir refusé la mission que l’Académie lui avait imposée pour manque de discipline. Il était heureux et s’endormit sur un paquet de pognon à venir.Une semaine après la fabuleuse découverte, nombre d’experts, de spécialistes mondiaux, de chercheurs reconnus défilèrent dans les entrailles de la grotte Poissard-Marchmal, Le champ des possibles avait explosé et moult théories occupèrent les descendants de Goram et Iss …

Terre: il y a environ – 15000 avant J.C..

Région : Quelque part dans la future Europe.

Goram s’accroupit au bord du ruisseau, il renifla l’air environnant à la recherche d’odeurs annonciatrices de danger. Aucun prédateur connu ne semblait se trouver dans les environs. Goram essuya la sueur qui goutait de ses arcades proéminentes. Il se pencha au-dessus de l’eau et scruta son trouble reflet. Les ondulations du liquide bienfaiteur, renvoyaient une faible image de lui-même qu’il avait encore du mal à comprendre. Il but goulûment une première gorgée d’eau, puis une seconde. Goram aspergea son visage suant. Les températures avaient augmenté dans la région. Les chasses devenaient de plus en plus difficiles, les Long-nez étaient remontés plus loin vers le nord rendant la survie hasardeuse. Son clan devrait bientôt quitter son abri et rejoindre de meilleurs terrains de chasse.

Goram renifla de nouveau, se gratta l’entre jambes. Il reconnut l’odeur âcre d’un lièvre sur sa gauche, puis le piaillement d’une grive non loin de lui. Il retroussa les lèvres supérieures en un sourire carnassier aux dents abîmées. D’une main calleuse, il attrapa les deux sagaies posées à ses pieds et se redresse en geignant de douleur. La dernière chasse avait été difficile. L’Aurochs avait fui devant la troupe de chasseurs pendant de nombreuses lunes avant que les rabatteurs ne le coincent dans un bois. La bête ne s’était pas laissé tuer facilement, elle avait massacré le jeune Aros qui participait à sa première traque. Goram, quant à lui avait reçu un coup de cornes dans le flan en achevant la bête. La blessure n’était pas grave mais extrêmement douloureuse. Le voyage de retour vers les cavernes prit deux lunes. Sur le trajet, Goram avait souffert de sa blessure mais les autres chasseurs s’étaient relayé pour porter les quartiers de viande nourriciers, lui permettant de récupérer rapidement. Goram était fort, très fort et c’est pourquoi le clan l’avait choisi pour diriger sa destinée après la mort du vieux sage Bizak, parti vers la terre des Anciens, auprès du Grand-Totem, il y avait maintenant plusieurs saisons.

Goram glissa une main sous son vêtement de fourrure et arracha de sa plaie, un morceau de croûte qui le démangeait. Il le porta instinctivement à sa bouche et avala sans mâcher. Il aimait le petit goût sucré, meilleur qu’une poignée de fourmis noires. La Boule-de-Feu-Incandescente était déjà haute dans le ciel et Goram avait encore du chemin à parcourir. Il vérifia dans sa besace, la précieuse cargaison que lui avait demandée Iss, sa compagne principale. Il ne pouvait rien lui refuser, une étrange sensation le tiraillait aux tripes depuis quelques Cycles. Il n’avait jamais ressenti ça auprès d’autres compagnes qu’il partageait avec les autres chasseurs. Goram était devenu possessif dans tous ce qui concernait Iss. La pierre d’Ocre avait été compliqué à trouver. Les différentes régions visitées par Goram, avaient apporté nombres dangers. Il avait traversé le territoire d’un Longues-Dents, croisé un groupe de mangeurs d’Hom’s, évité un gouffre mortel. Mais Goram s’était enfin procuré la précieuse pierre d’ocre. Il serait rentré en son foyer protecteur, avant le Grand-Noir et la foison de prédateurs qui hantaient son territoire. Il accéléra le pas.

Levant les yeux au ciel, Goram chercha un repère dans la cime des Géants-Immobiles-aux-Cheveux-Verts, lui indiquant la piste la plus rapide. “Arb’s !” disait Bizak le sage en les désignant. Il renifla une dernière fois pour être sûr qu’aucun danger mortel ne l’eut pris en chasse et ce mis en route. La Boule-de-Feu-Incandescente touchait la Ter’, lorsque Goram sentit les effluves d’un morceau de viande d’Aurochs, grillant lentement sur un feu protecteur. Les cris des veilleurs annoncèrent son arrivée au camp et une petite foule s’approcha de lui dans une cacophonie de joie. Goram souriait à pleines dents, on lui sentit le fondement, il huma des culs. On le débarrassa de ses sagaies, de son barda. Toutes et tous le pressaient de questions, le touchaient, comme pour vérifier qu’il était bien là.

Le clan s’écarta à l’arrivée d’Iss, la principale compagne de leur meilleur chasseur et chef. Le ventre d’Iss était plein, presque à terme. Sa démarche dodelinante fit sourire Goram. Il serra tendrement sa compagne et fit “oui” de la tête devant le regard interrogateur qu’elle lui lança. Il plongea la main dans sa besace et tendit délicatement la précieuse pierre d’Ocre. La fameuse pierre en mains, Iss se précipita dans la caverne et disparu dans l’obscurité souterraine. Ayam fidèle pisteur et ami de Goram tendit un morceau d’ Aurochs grillé et une gourde d’eau fraiche. Goram engloutit son repas et tous regagnèrent la sécurité du foyer à l’instant où le Grand-Noir et ses dangers apparurent. Grognements, feulements lointains, piaillements et autres cris d’horreur déchirèrent les ténèbres du Grand-Noir faisant frissonner le clan tout entier. Goram passa une partie de la soirée à conter ses aventures au-delà de l’horizon.

Fatigué, courbaturé, il prit la direction de sa couche, non loin de l’entrée du sanctuaire souterrain.

Iss grommela lorsqu’il se coucha à ses côtés et grogna lorsqu’elle sentit l’approche du coït. Elle en avait envie mais la chaleur, les coups de pied ventraux, l’épuisaient. De plus elle arrivait à terme et ne souhaitait pas une nouvelle perte de son petit. Iss était plus jeune que son compagnon et se devait de lui donner une descendance. Malheureusement le Grand-Totem en avait décidé autrement et avait rappelé à lui, les trois petits qu’elle avait engendrés avec Goram. Celui qui venait devra vivre. Elle repoussa gentiment la main fouineuse de son compagnon et serra plus fort contre son ventre, la pierre d’Ocre qu’il lui avait rapporté. Iss s’endormit au rythme des ronflements régulier de son compagnon trop mignon. La confiance en les veilleurs du clan faisait que, tous pouvaient dormir en se sentant sécurisé.

Les voyages étranges qu’elle vécut pendant le Grand-Noir, embrumaient encore son esprit au moment où toutes et tous sortaient du Pays-des-Songes. La Boule-de-Feu-Incandessante venait de sortir de Ter’, la caverne reprit vie lentement. Le temps de la cueillette était fini, les chasseurs avaient ramené assez de viande pour tenir quelques lunes; le clan allait bien. Ils pourraient subvenir à la saison trop sèche et peut-être voir le Grand-Blanc-Glacé revenir avec suffisamment de provisions pour tenir encore quelques Cycles. Chacun à l’entrée de la grotte connaissait ses taches, les chasseurs faisaient sécher la viande, les Fem’ préparaient les peaux, les petits trillaient la cueillette, et les anciens réparaient les outils.

Iss chercha son compagnon des yeux, elle le vit, occupé à retirer les tendons d’une cuisse d’Aurochs. Elle esquissa un sourire en caressant tendrement son ventre. Iss sortie de la couche, attrapa un morceau de racine et une tranche de rôti, bu une longue gorgée d’eau et pris la direction des profondeurs de la caverne, serrant toujours contre son ventre la précieuse pierre d’Ocre.

Goram passa la journée à préparer la viande. Il avait chaud. La boule-de -Feue- Incandescente était dans la descente pour regagner le ventre de Ter’. Il but et mangea un fruit, gratta sa plaie et huma l’air à la recherche d’un quelconque danger, rien. Il grogna en direction de Lork, l’un des veilleurs et fit un signe tète. Lork était autrefois, un grand chasseur mais une chute lors d’une traque à l’Ours l’empêchait de participer aux chasses, alors il s’était proposé comme veilleur et excellait aussi dans cette fonction. Le veilleur répondit d’un gauchement de tête que tout allait bien pour le clan. Goram parcouru des yeux son peuple, le clan des hou m et grommela de satisfaction. Il partit à la recherche d’Iss afin de voir dans quel coin obscur de la caverne, ils allaient s’installer pendant le dernier Grand-Blanc-Glacé à venir avant la migration vers des terrains de chasses plus propices à la survie.Dans un ou deux Cycles, la nourriture viendrait à manquer et le sage Bizak avait indiqué une terre des Phock’s bien gras, qui permettrait au clan de tenir un peu plus longtemps dans ce monde hostile et mortel. Goram comptait bien les y mener sans trop de perte.

Les petits feux le guidèrent dans les entrailles de Ter’ jusqu’à l’endroit où Iss se trouvait. Sa compagne était tellement absorbée par son ouvrage qu’elle ne l’entendit pas venir. Devant elle, il aperçut les différents outils et autres silex, broyeurs, blocs de pigments, pinceaux et tampons, pochoirs en peau et fumée environnante. Iss était couverte de poudre blanche avec des taches aux nombreuses couleurs utilisées dont la pierre d’Ocre qu’elle avait broyées. Il resta un instant dans l’ombre des troches et observa la fresque que créait Iss de ses mains. Une pure merveille, la ressemblance était parfaite. Goram reconnu en un instant, ici un Cheval, là un Aurochs. Il éprouva soudainement un picotement dans ses tripes et son membre viril se gorgea de sang à la vue du corps désirable d’Iss. Il grogna tendrement pour attirer l’attention de sa compagne qui ne fut pas si surprise de le voir.

Elle sourit vers son Hom et l’attira contre elle. Lorsque le gourdin vaillant toucha son ventre, Iss ressenti un désir charnel envers Goram, leur coït fut endiablé et surtout pas du tout silencieux. Après l’étreinte les deux amants relevèrent la tête pour avoir une vue d’ensemble de l’œuvre murale. C’était beau… Iss tourna son regard vers Goram et dit doucement :

-Goram ? Penses-tu que notre petit aimera la décoration de sa future couche. J’ai faits des animaux pour lui donner envie d’être chasseur, comme son père ! Un petit coup de pied ventral, suivit d’un plus long amorcèrent l’arrivée d’un nouveau membre du clan des Houm’s, perpétuant ainsi la ligne de Néandertal pour encore de longs Cycles, pensa Goram avec un sourire radieux….

The End.

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