Josh
Psssshhhhhiiiiiiiiii….Fffff…shhh !!
Je jetais un dernier regard sur la lumière clignotante au-dessus du sas. Le sifflement aigu de l’air en décompression, craché dans le vide comme un pet trop longtemps contenu, vibra jusque dans mes molaires par conduction osseuse. Je souris en repensant à cette blague que faisait, comment déjà ? Ah oui, Bertold, un grand gaillard qui avait un sens de l’humour assez bas du pantalon. Il avait fini vaporisé, comme tant d’autres avant et après lui. Je deviens trop souvent nostalgique, maintenant… Arf, Josh, du nerf…
Dans mon casque, le silence n’était pas tout à fait absolu, mais saturé par le ronronnement gras de mon recycleur d’air et les bruits internes de mon propre corps, métronome d’un condamné à disparaître dans un nuage de poussière spatiale. Je tentai de tourner la tête dans le carcan fixe de ma combinaison, cherchant un visage connu.
Beaucoup d’inconnus, fraîchement enrôlés, tout juste débarqués. Certains faisaient les mariolles, souvent les premiers à rejoindre les étoiles ; d’autres baignaient au fond de leurs combis dans toutes sortes de liquides corporels.
Je reconnus deux, trois vétérans plongés dans leurs pensées, occupés à checker les données fournies par leurs sponsors avides de massacres…
Par-dessus une musique criarde de mauvaise fête d’anniversaire, une voix saturée et grandement désagréable coupa net toute mon introspection matérielle.
— « Mesdames et Messieurs, citoyens des étoiles, en direct sur Terra-One, quel plaisir de vous retrouver pour ce moment d’exception ! »
L’image d’un homme surexcité s’incrusta en vignette « Panini » dans un coin de mon HUD. Il trônait dans un costume ridiculement coloré, s’agitant devant un mur d’holécrans géants qui affichaient des dizaines de flux de combattants divisés selon les camps. Un quelconque présentateur vedette au sourire figé, tout droit sorti d’une archive des années 80, réajustant une mèche-à-la-Ken de cheveux synthétiques qui n’avait aucune chance de bouger.
J’esquissais un semblant de sourire de circonstance devant cet échantillon de ce que produit de plus débile le nouveau monde. Ce qui sembla le motiver à continuer.
— « Ici Pierre-quatre De-Bonfamil, votre humble et fidèle serviteur ! » continua-t-il en pivotant vers un autre écran où l’on voyait une section de BIO-GEN se faire pulvériser dans le cratère Gale par un char Autonom-600 — « l’Éradikator-6s d’infanterie », comme l’appelaient les vétérans.
— « Oh ! Oh, oh, chers amis, regardez-moi ce direct sur la section Delta et leur célèbre porte-étendard : les deux croix de l’ancienne religion catho, rouge sang, parfaitement alignées sur un fond noir ! Magnifique ! » vociférait le petit homme dans la vignette holographique projetée devant mon visage… Quel drôle de contraste avec la tranquillité temporaire du sol martien… juste avant que les feux de l’enfer ne se déchaînent…
Je me demandais combien de types comme lui, interchangeables, étaient passés sur les antennes… Je crois que j’ai arrêté le compte il y a maintenant longtemps.
— « Mais ne zappez pas, car nous revenons sur notre champion, l’homme que les statistiques n’ont jamais réussi à dompter : l’invaincu, le merveilleux… Joooosh ! » me hurla-t-il dans les oreilles. « Alors Josh, mon ami, sentez-vous ce frisson de… de… gloire… ou est-ce juste le froid sidéral ? » Sa voix eut un micro-saut de millisecondes, un glitch de la série BF-4, avant de reprendre avec une grâce de baryton.
Clignotant rapidement dans le coin supérieur de ma visière, le sigle de WAR-TECH-Entreprise s’illumina en vert électrique, masquant une partie de la désolation du paysage devant lui par une pluie d’icônes tactiques et de blabla que je connaissais par cœur.
En réalité, les gens se font de fausses idées sur Mars. Vue de loin, la planète entière paraît rougeâtre alors que ce n’est qu’une question de poussières riches en oxyde de fer. Mais à bien l’observer de près, il s’agit plus d’une couleur caramel, voire un peu fade, avais-je remarqué lors de mon premier affrontement.
De nouvelles informations s’affichèrent en rouge dans mon casque, et un petit son d’alarme, strident et intrusif, me fit grincer des dents…
((OPERATEUR CENTRAL-MARS-JOSH-2051/WAR-TECH-FORCE))
//Autorisation n° : IAU:2015:49900 VALIDÉE 06//
— [O2 : 82%] —
— [MUNITIONS : STANDARD/PERÇANTES : 0000 Unités] —
— [CAPITAL SURVIE : 94%] —
Je tapotai, plus par réflexe que par raison, de mon lourd gant blindé sur le cadran de régulation de ma combinaison. Les chiffres clignotèrent :
— [O2 : 99.6%] —
— [MUNITIONS : STANDARD/PERÇANTES : 8000 Unités] —
— [CAPITAL SURVIE : : 100%] —
Le sas se referma lourdement derrière moi, sans un bruit, dans un nuage de sable fin. Autour de moi, les douze autres membres de l’escouade Alpha-Sponso-trucs (À la con… pensai-je pour moi-même), ou « pions » selon qui vous achète, piétinaient sur place. Impatients pour certains de s’élancer dans la poussière d’un rosé-gris, et pour d’autres, déjà en train de baigner dans toutes sortes de liquides corporels glissant vers le fond de la combi… J’éclatai d’un rire libérateur dans mon casque. Un noob qui, je pense, venait à peine d’arriver, essayait tant qu’il pouvait de faire descendre le vomi qui recouvrait l’intérieur de sa visière.
Quinze ans. Quinze ans que je traînais mes bottes dans cette foutue rouille. Après la chute de ma famille en 31, j’avais tout perdu. J’étais devenu le « kematian des sables »… Pour les influ-parieurs, j’étais une anomalie : toujours donné perdant dès mon premier conflit sous la bannière de WAR-TECH. Devenant, au fil des ans, celui qui gagne, mais qui porte la poisse à son équipe. Pour mon malheur, j’avais survécu à sept escouades complètes… non sans regrets… Pas de sponsors… pas de spectacle… Je serrai les dents.
L’objectif clignota sur le HUD :
— [ZONE 4. SECTEUR OLYMPUS//NODE-HEPHAESTUS : CAPTURE ET MAINTIEN…] —
—FORCES ENNEMIES EN DEF-05 —
— !! Forte résistance détecté … PRUDENCE !! —
Un poste-relais que se disputaient WAR-TECH-Entreprise et son Némésis direct, le trust concurrent BIO-GEN Industries… Les armes contre l’humain ou l’inverse, mais qui s’en cogne… pensai-je par dépit.
— « Un enjeu colossal, mes holo-spectateurs ! » reprit P4, s’incrustant dans ma tête. Le clown médiatique pointait une baguette lumineuse vers une carte holographique du secteur. « Restez avec nous, juste après cette page d’Holo-pubs pour les nouveaux implants rétiniens ‘Night-Vision 3000’ et les pilules de jouvence ‘Happy-Mars’. »
Sous un tonnerre d’applaudissements enregistrés, P4, le regard fixé sur l’Holo-caméra, plongeant dans l’esprit des auditeurs, relança :
— « Et, mes amis ! Rappelez-vous : sans risque… pas d’émotion ! »
La guerre, c’est mieux quand on sourit, n’est-ce pas ? murmurai-je pour moi-même, n’attendant pas de réponse que je devinais.
Sur tous les holécrans du système solaire, dans les casques de chaque sponso-soldat, tous retenaient leur souffle pendant que défilait le compte à rebours, annonçant le début de la guerre…
— [AUDIENCE : +05%] —
…Tut… 5 …Tut… 4 …Tut… 3 …Tut… 2 …Tut.. 1 …TUUU……
« La partie tant attendue, tant souhaitée, la « WAR ON MARS » débuuuuuute… Maiiint’nant !! » hurla dans nos micro-casques l’idiot utile en costume rigolo, Pierre-quatre De-Bonfamil…
Le chaos commença aussitôt. Une salve de mortiers à fragmentation de BIO-GEN s’abattit sur notre flanc. Pas de détonations tonitruantes, juste des éclairs de lumière vive suivis de secousses sismiques en ondes de choc. En gravité 0,38 g, l’explosion projeta en orbite de la planète rouge deux de mes coéquipiers à une quinzaine de mètres de l’impact. Au coin de mon scaphandre, je reconnus la combinaison ocre et or de ce vieux briscard de Sam Bocett, qui en était à sa quatrième participation, enfin, jusqu’à aujourd’hui… Le deuxième fou volant était un nouveau, un gamin qui n’avait même pas eu le temps de se présenter.
Ils flottèrent un instant devant moi, désorientés, tels des pantins désarticulés, tentant une nage synchronisée dans l’atmosphère dépourvue d’oxygène de Mars, avant qu’une batterie de drones de combat — des Hunter-Killers de chez BIO-GEN — ne les déchiquète en plein vol dans un silence irréel.
— [AUDIENCE : +12%] —
—[PRIME DE NEUTRALISATION : CRÉDITÉE : 2x10 000 News-Dol ] —
Bien… Le show continue…
— « Et hop ! Un point de plus pour le tableau des pertes ! Sam Bocett, matricule SB-990, sponsorisé par VENUS-Orbiter… Adieu Sam, tu nous manques déjà ! Les influ-parieurs qui avaient misé sur une survie de moins de dix minutes, c’est votre jour de chance ! »
Des morceaux de combinaisons et des nuages de vapeurs sanglantes, qui s’échappaient des enveloppes pressurisées avant de geler instantanément en cristaux sombres, avaient remplacé mes compagnons de bataille… Le ciel caramel était saturé de drones : les Fly-News 360 de TERRA-ONE plongeaient au plus près des débris pour capter une trace quelconque pouvant alimenter le buzz, l’image choc… qui finirait sur les briques de lait de soja avec un slogan bien accrocheur… Arf, Josh, arrête de penser… Concentre-toi… Et comme le dit le vieil adage : « Pas de morts… Pas d’argent… »
— « Oh ! Mais quel spectacle, mes amis ! » s’enthousiasma P4, dont le visage réapparut après un holo-spot publicitaire pour du dentifrice régénérateur. Un petit signal lumineux m’indiqua que j’allais passer en direct : « Mes chers auditeurs, j’ai une surprise pour vous, un invité d’honneur ! Josh Adama !!! Tout le monde a reconnu l’ancien enfant héritier de la famille Adama… »
Je n’écoutais plus ce guignol dérouler vingt ans de ma vie, mes pertes, mes victoires dont tout l’univers se fout… Il reprit de plus belle :
— « Alors, mon cher ami… une réaction pour nos spectateurs du secteur Prime ? Connaissiez-vous les deux premières victimes de ces jeux ?? Vos holo-supporters attendent une réponse ?? »
— Fermez-la, P4, pas l’temps, grognai-je, les dents serrées.
Il sembla pendant un instant être outré par mes mots secs et directs, juste un instant, avant d’être de nouveau pris dans le tourbillon de son show. Il passa à un autre soldat et le signal de direct se coupa net… Je crois que j’ai souri, satisfait…
Me concentrer. Une ombre derrière une formation rocheuse sur ma droite. Un ennemi ? La poussière flottait partout, soulevée par les obus et autres déflagrations silencieuses. Le choc de mes pas, remontant le long de mes os, résonnait dans mes oreilles, entrecoupé par ma respiration saccadée.
Soudain, le détecteur de mouvement clignota de plus en plus vite. Je pivotai par réflexe derrière un bloc de basalte couleur bonbon alors qu’un tir de laser lourd soulevait le régolithe devant moi. La roche explosa en un nuage de poussière perchloratée. Les capteurs internes de ma combi homologuée par le gouvernement s’affolaient, ajoutant une pincée de stress dans mes pensées.
Au loin, je captais des éclairs de lumière provenant du combat qui faisait rage dans le secteur contesté. Je réajustai ma position et, d’un geste mécanique, lançai dans la direction supposée une grenade Bang-Flash. Elle flotta lentement vers le dernier endroit où j’avais vu un potentiel danger… Le souffle de la déflagration souleva un peu plus de régolithe, rendant la vision sans assistance beaucoup plus compliquée. Parfois, je me dis que s’il existe un mec barbu assis sur un saint-siège céleste, aujourd’hui il jette un œil sur moi.
À ce moment précis, mon adversaire dépassa de quelques centimètres sa couverture naturelle. Juste suffisamment pour que mon Assist-Fire l’aligne. Je lâchai une rafale de tiges perçantes. Le recul me secoua jusqu’aux os malgré les stabilisateurs. Ma cible, un illustre inconnu, fut soulevée de terre, son pack d’oxygène percé. Il tournoya sur lui-même, propulsé par sa propre fuite de gaz, avant de percuter une paroi rocheuse. Puis il flotta, inerte, dans le vide. Pas de morts… pas de spectacle…
— [AUDIENCE : +35%]—
—[ENGAGEMENT OPTIMAL : 100%] —
— [CONTENU VALIDÉ] —
— [PRIME DE NEUTRALISATION : CRÉDITÉE : 10 000 News-Dol ] —
Plus de mouvement, juste de la poussière retombant lentement et l’odeur de ma sueur péniblement filtrée. Je respirais lentement, retrouvant petit à petit mon calme. Un œil sur mon HUD qui affichait le score des deux armées. Arf, les influ-parieurs devaient encore s’arracher les cheveux. J’étais toujours en lice. Dix autres membres de mon équipe étaient déjà au tapis, vaporisés ou fauchés par des tourelles automatiques placées là par ces enfoirés de BIO-GEN. Quelques sujets surarmés en moins, que le script n’avait que peu mentionnés pour « pimenter l’audimat », aurait dit l’aboyeur du gouvernement à la coiffure cocasse.
Crrrr… Hein ?
Les combats et la majorité des drones voyeurs s’étaient déplacés sur la crête du cratère, me laissant le champ libre pour atteindre notre objectif. Zigzagant entre les rochers et les nuages de particules non identifiées, j’atteignis enfin le Node-Hephaestus, enjambant les restes fumants d’un drone de presse. Je stoppai mon avancée, attentif au moindre changement d’ambiance. Le but de la victoire se trouvait à une centaine de mètres devant moi.
Sur ma visière, une nouvelle liste des deux équipes s’afficha en cascade. Les noms, habituellement d’un bleu électrique rassurant, passaient invariablement au rouge, annonciateur d’une mort certaine. Une comptabilité macabre qui dévorait mon champ de vision :
— [FLUX ÉTAT-MAJOR : WAR-TECH-SPONSO] —
- SB-990 (BOCETT, S.) : [STATUT : DÉCÉDÉ] – Cause : HK-Bio Gen….
- TR-412 (O’DOHERTY, N.) : [STATUT : DÉCÉDÉ] – Cause : HK-Bio Gen….
- KL-882 (DESSOLIN, D.) : [STATUT : OPÉRATIONNEL] — COTE DE SURVIE : 0.08…
- AX-772 (POURNY, H.) : [STATUT : DÉCÉDÉ] – Cause : HK-Bio Gen…
- PR-109 (PALACIO, V.) : [STATUT : DÉCÉDÉ] – Cause : HK-Bio Gen…
- GH-551 (BAILLS, C.) : [STATUT : DÉCÉDÉ] – Cause : HK-Bio Gen…
- KL-882 (BROWN, S.) : [STATUT : SIGNAL PERDU] – Cause : Inconnu…
- JOSH-2051 : [STATUT : OPÉRATIONNEL] — COTE DE SURVIE : 1.02…
- …………………………………..
La liste continuait de défiler vers le haut… Chaque ligne rouge était un point de moins pour nous, et un bonus de dividende pour les actionnaires des groupes industo-gouvernementaux. Soudain, j’identifiai un nom parmi des centaines : O’Doherty. Tiens, c’était son nom. Un peu tard, mon petit gars. Bienvenue dans des statistiques à la con.
Crrrr… Crrrr… Arrg, encore ?
Quatre mercenaires de BIO-GEN se tenaient en embuscade. Ils avaient installé une batterie de missiles Intersep-Troopers. Une saloperie qui, par salve toutes les trente secondes, transformait un très large espace en une crevasse de cendres et de macchabées. Deux d’entre eux s’occupaient de calibrer l’arme de destruction, tandis que les deux autres, des officiers au vu des insignes colorés qu’ils portaient sur le casque, semblaient consulter une holo-carte des opérations. Si j’arrivais à me glisser jusqu’au monticule qui se situait à une vingtaine de mètres sur ma gauche, je resterais invisible et pourrais m’approcher assez près de ces idiots pour faire un carton sans prendre trop de risques.
Un magnifique REPLAY ++ diffusé en boucle et pour longtemps sur tous les objets connectés…
Crrrr… Crrrr… Un son désagréable dans le casque… Crrrr… Comme une interférence ?! Un tourbillon martien, fait de basalte, de silicium et de miettes de soldats amis/ennemis me permit d’avancer discrètement vers mes cibles imprudentes.
Soudain, un message en caractères gras écrasa l’interface de mon casque :
…« NE BOUGE PLUS, JOSH ADAMA. LE COURT-CIRCUIT COMMENCE MAINTENANT »…
Avant que je puisse réagir, une décharge électromagnétique massive coupa net mon lien avec le réseau. L’écran de ma visière devint noir une seconde avant de passer en mode secours. Plus de P4. Plus de drones. Le silence absolu de Mars, enfin.
— Heu, Chef de section sponso-X-22 ? appelai-je dans le vide. Vous me recevez ?
Ma voix ne montrait aucun signe d’anxiété, mais ce silence pouvait vous filer les chocottes, pensai-je pour me rassurer. Au loin, à travers le brouillard de poussière ocre, deux silhouettes émergèrent. Elles se déplaçaient avec la certitude des spectres. Sans logos. Sans caméras. Leurs scaphandres semblaient venir d’un temps lointain, de vieilles pièces rapiécées, bricolées avec talent… remarquai-je.
Le plus grand du duo inconnu pointa son gant disparate en direction de la dernière demeure de mes quatre futures cibles. En plusieurs bonds bigrement bien calculés — je m’en fis la remarque — le plus petit des deux rejoignit l’endroit indiqué. Je restai un instant sonné par l’événement. Juste le sifflement de mon oxygène et le CHTOUN-CHTOUN du bruit lourd de bottes s’approchant de moi sur le régolithe.
— Tchhhhh… Josh… n’aie pas peur… Tchhh… Une voix féminine, douce mais où je sentis de la détermination…
— Tchhh… Ne t’inquiète pas… Sommes des amis… Suis mon pote…
La cellule de Borislava venait de frapper, et le grand direct de Terra-One venait de s’éteindre dans un hurlement de parasites… et les beuglements d’indignation d’un présentateur qui serait bientôt remplacé…
À suivre…