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Bouteille

... Hic...

« … Hic… »

Oh toi, ma bouteille,

Que tu sois d’anis ou whisky,

De mes soirs de veille,

Un peu seul dans la vie,

Lui donnant un goût de miel,

Jusqu’à tomber dans l’oubli.

Oh toi, Miyagykyo,

Saveurs, fruitée ou florale,

Quand même, soixante-quinze euros,

Réconforte un peu le moral,

Compagnon depuis ado,

Au goût sans égal,

Puis vint le temps des mélanges,

Des étiquettes sans nom, sans éclat,

Où le plaisir devient étrange,

Seul face au verre, un peu plus bas,

À chercher l’ivresse qui dérange,

Dans le fond froid de ces dégâts.

Le plus souvent éméché,

Finir en vain la fiasque de Ballantines,

Regardant le jour arriver,

Acceptant finalement cette routine,

Et le lendemain, recommencer,

Au fond de mes nuits clandestines,

Oh toi, mon aimée,

Compagne de mon abîme,

Longtemps, je t’ai désirée,

Écoutant tes chansons assassines.

Un matin, je me suis réveillé,

Laissant là mes dérives, mes ruines.

Douze ans, que je suis parti,

Le goût de miel a disparu, je t’ai laissé sur terre,

Douze années du retour à la vie,

Enfin, j’ai fini mon verre…

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« Après l’ivresse »

 

Après l’ambre malté,

Après la griserie de la nuit,

Après l’obscurité de l’oubli,

Après les matins désolés,

Vint le courage et la volonté,

Vint le retour à la vie,

Vint l’adieu à la nuit,

Vint le temps de changer,

Car, ma bouteille sera vide,

Car, mes verres seront rangés,

Car, mon soleil sera né,

Car, mon aube sera limpide…

 

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« Tentation »

 

N’écoute pas cet idiot de lumière,

Ne suis pas ses prières,

Bois, cela fait si longtemps,

C’est le moment, maintenant. 

 

L’ombre de l’autre côté,

Ne l’entends pas, je vais t’aider,

De sa voix pleine de charme,

Elle ne conduit qu’au drame. 

 

Regarde ce reflet, l’ambre danse en secret,

Douze ans de patience, un effort trop discret,

Le monde est trop bruyant, l’angoisse est une entrave,

Bois, sois ton roi, cesse d’être ton esclave.

Repose ce cristal, ne touche pas ce feu,

La paix est dans l’oubli, loin du vin, loin des cieux.

Ton esprit s’alourdit, ton âme s’égare,

Ne souille pas ton soir, au fond de ce bar. 

 

Tu as tenu si bien, qui te blâmerait d’un geste ?

Un seul, un tout petit, ce n’est pas immodeste.

Douze ans de discipline ont bien mérité cela,

Ce n’est pas une rechute, juste une fois, rien que ça.

 

Vois tes mains s’agiter, l’ivresse est un mirage,

Tu cherches le naufrage au milieu du rivage.

Demain, ton réveil sera un champ de ruines,

Où le remords viendra tisser ses épines.

 

Regarde comme tu trembles à l’idée de refuser,

N’est-ce pas déjà pire que de simplement goûter ?

La force, disent ils, c’est de résister toujours,

Mais la vraie force, peut-être, est de s’offrir ce détour.

 

N’oublie pas, ceux qu’elle emporte,

De son goulot, seule la mort est forte,

Reçois la douceur de mon aura,

Qu’elle puisse guider tes pas.

 

Écoute ce silence, il est lourd de regrets,

Une gorgée suffit à calmer tes secrets.

Laisse donc le demain aux gens trop rigoureux,

Il n’est qu’une ombre vaine, sois pour ce soir heureux… 

 

Je pose enfin le verre, le silence revient,

Ni le feu du démon, ni le dogme ancien.

Je respire l’instant, sans tristesse et sans peur,

Ma force est dans le calme, au fond de mon cœur. 

 

D’un geste léger, adieu ange et démon,

De mes épaules, chassés pour de bon,

Dans le cristal de mon verre,

Aucun retour en arrière…

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Le miroir

Je respire, enfin libre, loin de l’abîme,


 Mes mains ne tremblent plus, elles inventent, elles riment,
 

Le miel du soir n’est plus qu’un lointain souvenir,


  Mon aube s’est levée, claire, sans repentir.

La lumière n’est pas un mensonge qu’on se raconte,
  Je refuse d’être esclave, plus jamais je ne compte,
  Les jours sans elle comme une punition,
  Non, ce silence est ma seule libération,

Face à ce verre qui me tend encore les bras,
  Douze années de combat ne pèsent pas,
  Contre le poids d’un seul instant de faiblesse,
  Le vide m’appelait, hier, chaque nuit sans cesse,

Mes mains tremblaient, cherchant l’ivresse,
  La nuit dévorait mes promesses,
  Le goulot fut longtemps mon seul horizon,
  Je buvais, avant, pour oublier ma prison.

… Mon miroir…

Je buvais, avant, pour oublier ma prison,

Le goulot fut longtemps mon seul horizon,

La nuit dévorait mes promesses,

Mes mains tremblaient, cherchant l’ivresse,

Le vide m’appelait, hier, chaque nuit sans cesse,

Contre le poids d’un seul instant de faiblesse,

Douze années de combat ne pèsent pas,

Face à ce verre qui me tend encore les bras,

Non, ce silence est ma seule libération,

Les jours sans elle comme une punition,

Je refuse d’être esclave, plus jamais je ne compte,

La lumière n’est pas un mensonge qu’on se raconte.

Mon aube s’est levée, claire, sans repentir,

Le miel du soir n’est plus qu’un lointain souvenir,

Mes mains ne tremblent plus, elles inventent, elles riment,

Je respire, enfin libre, loin de l’abîme.

Cet article a 2 commentaires

  1. La Tanière du Goupil

    Hi, merci mon amie (Inspiration personnelle mais je connais la chanson ❤️)
    « Jolie bouteille, sacrée bouteille
    Veux-tu me laisser tranquille?
    Je veux te quitter, je veux m’en aller
    Je veux recommencer ma vie »
    Chanson de Graeme Allwright : « Sacrée bouteille »

  2. verdierveronique769@gmail.com

    Jolie bouteille, sacrée bouteille,
    Veux tu me laisser tranquille,…..

    Super ton texte Johan, bisous

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